Tours métropole : ces communes qui deviennent leur propre maraîcher

Tours métropole : ces communes qui deviennent leur propre maraîcher

La ville de Chambray-les-Tours, exploitante de sa propre ferme en régie depuis 2023, inspire d’autres communes alentours. Objectif : permettre à leurs cantines scolaires de s’autosuffire en légumes bio et de nourrir sainement les élèves.

Des choux, des radis, de la salade, des tomates, des courgettes, des courges, mais aussi des pommes, des poires et du raisin. La ferme des Champs-Braysiens, qui pratique l’agriculture biologique depuis sa création il y a trois ans par la mairie de Chambray-les-Tours, produit désormais annuellement une vingtaine de tonnes de légumes et de fruits. Sur une parcelle de deux hectares, elle réserve 5 000 mètres carrés aux cultures maraîchères. A la clé, proposer une alimentation locale et saine aux quelque 970 écoliers de la commune.

Légumes bio à la cantine dès 2018

Si cette obligation de 50% de produits de qualité et durable dans les assiettes servies à la cantine est fixée par la loi Egalim de 2021, Chambray-les-Tours avait déjà pris les devants sur ce plan. Dès 2018, la municipalité avait ainsi souhaité ne plus proposer que des produits exclusivement issus de l’agriculture biologique aux élèves. Restait la difficulté de l’approvisionnement, souvent onéreux et aléatoire. Ce constat a poussé Chambray-les-Tours à créer sa propre exploitation et à investir dans du matériel de maraîchage. Elle a aussi recruté un maraîcher, en l’occurrence Yannick Barriol, déjà employé municipal. Ce dernier est aidé par un intérimaire pendant les hautes saisons de récolte.

Consensus municipal

L’investissement total pour la ferme en régie s’élève à environ 300 000 euros. Une enveloppe élevée pour une commune moyenne de 12 000 habitants environ, mais dont le bien-fondé n’est pas remis en cause, y compris par l’opposition municipale. Elle a donné son aval au projet à l’époque. Les bons retours des écoliers et des familles viennent conforter le choix de la ville, désormais imitée par d’autres dans l’agglomération tourangelle. Ainsi la commune de Fondettes a lancé sa propre parcelle bio en juin 2025. Également confiée à un maraîcher, elle approvisionne les établissements de Fondettes, mais aussi de Luynes et de Saint-Cyr-sur-Loire. A La Riche, également située à proximité, les serres municipales accueilleront cette année des cultures légumières et fruitières afin d’alimenter le futur restaurant scolaire commun aux quatre écoles.

Guillaume Fischer