Femmes des terres de Loire

Femmes des terres de Loire

Dans notre région du Centre-Val de Loire, souvenons-nous de ces femmes qui ont construit le territoire, la langue et la renommée de la France. Des femmes que l’on connaît pour avoir été des exemples et des guides, pour avoir défendu la liberté, avec l’épée ou la plume, éveillé les consciences et rassemblé les générations.

Elles s’appellent Agnès, Jeanne, George, Sophie, Berthe ou Mado… Les siècles qui les séparent laisseraient penser que rien ne les unit, et pourtant. Elles ont, chacune à leur façon, participé à la construction du royaume de France, à la défense des valeurs de ceux qui l’habitent aujourd’hui, à la transmission de la langue, des arts et des savoirs. Et nous serions bien inspirés de nous en souvenir.
Sur la grande fresque du temps, leurs noms s’inscrivent en lettres de sang, à l’encre noire ou bleu royal, au pastel gras, sur des pages blanches, des toiles de lin ou des partitions musicales.

Peut-être Jeanne d’Arc et Agnès Sorel se sont-elles croisées à la cour de Charles VII. En 1429, Jeanne n’a que 17 ans mais se sait missionnée par saint Michel, pour la défense de la Couronne. Il lui faut convaincre le roi de lui confier une armée qui lui permettra de libérer Orléans et de bouter les Anglais hors du royaume. On connaît la suite… Agnès n’a que sept ou huit ans quand Jeanne est brûlée vive ; Charles en a vingt de plus. Quelques années plus tard, il remarque Agnès Sorel, alors jeune demoiselle de compagnie de la duchesse d’Anjou, et la choisit pour favorite officielle. Au château de Loches où elle vit heureuse, Agnès est remarquée pour la jeunesse qu’elle insuffle à une cour, il faut le dire, bien austère. Elle décède à 27 ans, en mettant au monde le quatrième enfant royal.
Par l’inspiration divine et par les armes, ou par l’amour porté au roi, l’une et l’autre ont contribué à la vie du royaume et à l’Histoire de France.

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Stéphane de Laage