Les femmes, piliers d’un avenir durable

Les femmes, piliers d'un avenir durable

Dans les pays les plus pauvres, une femme qui perd sa récolte perd son autonomie. En Centre-Val de Loire, une ingénieure part à la recherche de légumes oubliés pour nourrir la biodiversité de demain. Entre ces deux réalités, un constat commun : les femmes sont les premières victimes du dérèglement climatique et figurent aussi parmi les actrices les plus déterminées de la transition écologique.

Est-ce que le changement climatique est sexué ? Cette question peut paraître étrange, pourtant, en regardant ce qui dépend le plus directement des ressources naturelles au quotidien, on a un début de réponse. À l’échelle mondiale, 70 % des personnes qui vivent de l’agriculture de subsistance sont des femmes (FAO). Ce sont elles qui gèrent l’eau, les semences, l’alimentation. Lors du tsunami de 2004 en Asie du Sud, 70 % des personnes décédées étaient des femmes (rapport du Conseil économique, social et environnemental). Et actuellement, au Bangladesh, avec les cyclones à répétition, les femmes meurent en nombre disproportionné.

En France, la vulnérabilité est plus discrète mais réelle. Les femmes, plus fréquemment en situation de précarité et plus présentes dans les métiers agricoles, subissent davantage les effets des vagues de chaleur.

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Sophie Manuel