À L’école de la réparation, redonner vie… et se reconstruire

À L’école de la réparation, redonner vie... et se reconstruire

“ Conserver et réparer est presque aussi beau que faire ”, cette pensée de Voltaire pourrait être la devise de L’école de la réparation, à Roubaix. Installée en plein cœur de la ville, au sein de l’ancienne usine textile Tissel, l’école porte un projet autant social que professionnel : transmettre des savoir-faire qui redonnent de la valeur aux objets… et à celles et ceux qui les apprennent.

Pensée comme une véritable passerelle vers l’emploi, elle a une vocation claire : donner les clés de l’employabilité à des personnes souvent oubliées, à celles et ceux qui n’ont pas eu la chance de faire des études ou de s’inscrire dans les parcours classiques. Ici, on apprend un métier, mais aussi à reprendre confiance et à se sentir légitime.

À L’école de la réparation, redonner vie... et se reconstruire

Réparer les objets, réparer les trajectoires

Le programme s’adresse en priorité aux jeunes et aux personnes éloignées de l’emploi, en quête d’une formation courte, concrète et professionnalisante. Pendant plusieurs semaines, les apprenants découvrent les gestes du cordonnier, du retoucheur textile, ainsi que les nouveaux métiers de l’économie circulaire. L’approche mêle atelier, pédagogie active et mises en situation réelles, notamment grâce aux collaborations avec des marques, des créateurs et des entreprises locales. Plus qu’un lieu d’apprentissage, l’école est un levier de reconstruction personnelle. On y répare un sac, un vêtement… et parfois une estime de soi fragilisée. L’école accompagne chaque stagiaire vers une sortie positive : emploi, formation qualifiante, reconversion ou création d’activité.
À l’heure de la fast fashion, ce lieu hors norme apparaît plus que jamais essentiel : un espace où l’on réapprend le geste, la valeur du temps et de la durabilité.