
Montpellier a fait de la lutte contre les pollutions un axe central de sa politique. Parmi elles, la pollution lumineuse, dont les effets sur la biodiversité, la santé et le climat sont désormais bien connus. Avec son ambitieux “ Plan lumière ”, la métropole montre qu’un éclairage plus juste peut à la fois embellir la ville, préserver le vivant et réduire la facture énergétique.
Lancé en 2021, le Plan lumière repense totalement la manière d’éclairer la ville. Moins de points lumineux, des LED de qualité, une extinction partielle et progressive, adaptée zone par zone, en collaboration avec les habitants, les associations, les entreprises et le milieu de la recherche. Objectif : créer un territoire d’expérience, où la lumière devient un outil au service du paysage urbain et non une nuisance.
“ Quand on sort d’une pièce, on éteint la lumière. Dehors, c’est pareil : s’il n’y a personne, on éteint ”, résume Bruno Paternot, conseiller métropolitain délégué à la qualité de l’environnement visuel. Cette approche pragmatique, esthétique et écologique permet aujourd’hui d’afficher 66 % d’économies d’énergie, tout en réduisant l’impact sur le climat.
La faune et la flore en bénéficient directement : insectes, oiseaux, poissons ou plantes retrouvent des cycles de vie moins perturbés. Et la ville, plus douce la nuit, gagne en qualité visuelle. Dans une France où 72 % du territoire reste exposé à un niveau élevé de pollution lumineuse, Montpellier démontre qu’une lumière mieux pensée peut transformer durablement un territoire, et inspirer certainement d’autres collectivités.
Sophie Manuel


