
Les 17 et 18 juin dernier se tenaient les rencontres AquaNova, pôle de compétitivité dédié à la ressource en eau et à ses utilisations. Les deux coprésidents Didier Vallon et Daniel Pierre, ont redit l’indispensable prise en compte de la ressource en eau dans toutes nos actions industrielles et domestiques. Un rappel fort, presque une supplication.
“ Parmi les questions sociétales du moment, l’eau passe du non- sujet à un sujet de crise et d’urgence ”. Didier Vallon insiste pour qu’il soit désormais un vrai sujet au cœur de la vie des territoires et de l’économie. “ L’eau ne représente que 0,8 % du budget des ménages, poursuit-il. C’est moins que le téléphone, moins que la nourriture et que le logement ”. Et Daniel Pierre de poursuivre “ l’eau doit être au milieu de l’aménagement de la ville, un point de réflexion global systématique ”. Souvenons-nous de l’exemple de l’usine Tesla, construite en Allemagne, dont on s’est aperçu qu’elle consommerait à elle seule plus d’eau que la population du territoire berlinois. En région Centre, 173 000 ha sont bétonisés. “ C’est 63 millions de mètres cubes d’eau qui repartent trop vite à la mer. ”, insiste Daniel Pierre.
Faire front commun
Le pôle Aqua Nova a donc recentré les sujets qui intéressent ses presque 250 adhérents.
Il s’agit de dissocier la qualité et la quantité, comprendre les conséquences du dérèglement climatique, les arrêtés sécheresse au cœur de l’hiver, développer la recherche de sobriété, le partage des usages et s’interroger sur notre agriculture de demain. “ On a changé des milliers de kilomètres de canalisation en plomb, alors qu’aucun cas de saturnisme n’a été avéré par l’eau du robinet. Des milliards d’euros dépensés alors que dans le même temps, on ne voyait pas venir la pénurie ”.
Il semble évident que les acteurs de l’eau doivent faire front commun, pour favoriser l’optimisation des budgets, la recherche et le développement de solutions d’avenir. Les adhérents Aquanova sont des PME, des start-up ou des ETI, Suez et Veolia en tête, accompagnées d’établissement de recherche et même d’établissements de la finance qui s’intéressent désormais à l’économie verte.
Cette économie nouvelle, contrainte ou volontariste, qui aboutit parfois à des solutions montrées en exemple, comme celle des sirops Monin pour la réutilisation totale de ces eaux industrielles.
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Stéphane de Laage


