Chambord vaut bien 37 millions d’euros

Chambord vaut bien 37 millions d'euros

Une étude britannique publiée dans le journal Earth (en juin 2025) révèle une déconnexion croissante entre les humains et la nature depuis plus de deux siècles.

Sauver l’aile François 1er, construite par le roi de France entre 1539 et 1544, et qui, plus que les autres parties de Chambord, a subi les outrages du temps : le pari est à la mesure du prestige du deuxième château français le plus visité du pays. De fait, la rénovation de cette aile en état de délabrement avancé et désormais fermée au public, nécessitera une enveloppe estimée à 37 millions d’euros. On imagine l’ampleur du chantier entre les milliers de mètres carrés de toitures, de murs et de parquets notamment auxquels s’attelleront les artisans du patrimoine pour leur redonner leur lustre d’antan.

Ce challenge est mené par le directeur de l’immense domaine national, Pierre Dubreuil. Si ce dernier mobilisera six millions d’euros sur les fonds propres du château, et six millions d’euros supplémentaires émanant de l’État, pour réaliser les travaux les plus urgents, il faudra encore trouver 25 millions d’euros afin de mener la restauration à son terme. Un appel aux dons a par ailleurs été lancé fin septembre auprès des Français et aurait déjà rapporté près de 140 000 euros en trois semaines. Quel que soit le montant réuni in fine, la réouverture de l’aile François 1er n’aura pas lieu avant 2032 compte tenu du colossal chantier qui s’annonce.

L’aile François 1er a subi éboulements et fissures qui ont conduit à sa fermeture à la visite. (© Domaine national de Chambord)