
Le député écologiste de Tours a achevé cet été un tour de France de l’industrie “ réellement verte ” de plus de dix-huit mois, avec en tête, ses suggestions pour soutenir et relocaliser nos industries sur nos territoires. Après avoir rédigé un premier manifeste en 2023, il porte aujourd’hui des pistes d’action pour conforter une industrie durable et soutenable, en tentant au maximum de prendre soin des emplois… et du vivant ! Et d’en profiter aussi pour nourrir le débat d’idées dans la perspective de 2027…
À la manière d’un Indien dans la ville, voici un écolo à l’usine ! Charles Fournier en sourit bien volontiers. “ C’est vrai que parfois, nous autres écologistes sommes perçus comme les alliés de la désindustrialisation du pays, mais je ne pense pas que nous soyons cela ”. Et comme pour tordre le cou à cette perception, le parlementaire l’assure. “ Il ne faut pas dire “ Voilà l’écologie et comment elle doit s’appliquer ”, mais il faut partir du réel afin de voir comment nous pouvons l’appliquer ensemble ”. Et pour cela, rien de mieux que de se rendre directement dans les entreprises, afin d’aller à la rencontre de ceux que Charles Fournier appelle “ les chevilles ouvrières de la transition ”. Au bout d’un an et demi, il en aurait visité une centaine dans toute la France. “ Hormis une qui n’a pas souhaité me recevoir pour de mauvaises raisons, mais j’ai toujours eu un excellent accueil ! ” Comme ce lundi 7 juillet, chez Phinia (ex-Delphi) à Blois. L’entreprise en pointe sur les technologies diesel durant ces dernières décennies est à la croisée des chemins en développant les systèmes à hydrogène dans le secteur de l’automobile. Assurément un modèle d’industrie réellement verte pour le député tourangeau.
Le “ Monsieur Économie ” des écologistes
Car qui dit “ industries réellement vertes ” laisse supposer qu’il y en aurait certaines qui ne le seraient évidemment pas ! “ Il ne s’agit pas seulement d’une industrie décarbonée, balaie l’élu écologiste. Elle doit aussi se préoccuper de l’origine de ses matières premières, de la raréfaction d’un certain nombre de ressources, notamment l’eau, et de la biodiversité ”. Sans oublier évidemment la dimension sociale, en interrogeant finalement la notion de travail à l’usine.
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Nicolas Terrien


