GO CO2, décarbonation des industries du Grand Ouest

GO CO2, décarbonation des industries du Grand Ouest

Depuis 2021, les industriels cimentiers travaillent ensemble pour relever le défi de la décarbonation des productions du ciment et de la chaux dans le Grand Ouest.

Savez-vous que pour produire 1 tonne de ciment ou de chaux, cette industrie émet en parallèle 1 tonne de CO2 ? Ce dioxyde de carbone est dans le meilleur des cas, capté à la sortie de l’usine pour être enfoui dans les couches géologiques profondes de la mer du Nord, mais dans sa grande majorité est tout simplement évacué dans l’atmosphère. Autant dire que le bilan carbone de cette production, pourtant indispensable à la construction, est tout simplement catastrophique. C’est de ce constat qu’est née dans le Grand Ouest, l’idée d’une association entre les principaux émetteurs, à savoir Heidelberg Materials, Lafarge Ciments, et Lhoist, d’une union pour réduire drastiquement cette émission dans l’atmosphère. C’est avec NaTran (ex GRTgaz), opérateur national de transport de gaz, qu’est mené depuis 2021 un travail industriel commun.

Pour faire simple, il s’agit de capter le CO2 à la sortie des fours, et de le transporter par les canalisations communes souterraines en direction du terminal méthanier déjà existant, à Montoir-de-Bretagne sur la côte atlantique, où de nouvelles installations permettraient le traitement et la liquéfaction du CO2 (par Elengy), pour le charger sur des navires méthaniers.
C’est NaTran qui réaliserait un réseau de canalisations souterraines d’environ 400 km pour relier les quatre sites. “ Nous sommes dans la phase de concertation pour définir les couloirs à plus faible impact pour l’établissement de ce réseau. Nous recueillons pour le moment l’avis du public ”, explique Laurent Muzart, responsable du développement chez NaTran.

Cette phase de concertation précédera la décision d’investissement, vraisemblablement en 2028, pour une mise en service en 2031.
À terme, il s’agit de créer des infrastructures de transport du CO2, pour faciliter l’émergence future d’une filière de valorisation et permettre le raccordement ultérieur de nouveaux émetteurs.

Ce contenu est réservé aux abonnés

Afin d'accéder à la totalité du contenu, abonnez-vous à l'épicentre grâce à l'une de nos formules en cliquant ci-dessous.


Stéphane de Laage