
Reconstruire à Contres ou ailleurs ? La question s’est posée pour les deux cogérants de la célèbre chocolaterie dont les locaux de production ont brûlé en décembre dernier. Et le choix est fait, ce sera à Bracieux, à quelques centaines de mètres de l’atelier historique. Les premiers coups de pioches seront donnés dès le 10 septembre pour une entrée en fonction en mai 2026.
En tempérant aussi bien ses propos que son chocolat, Emmanuel Le Goff l’assure, “ C’est toujours très compliqué ”. La faute à ce vendredi 13 de poisse, lorsque dans la soirée de ce 13 décembre 2024, le feu a ravagé l’unité de production de Contres. Une catastrophe à quelques jours de Noël ! “ Mais on ne parle plus de ce qui s’est passé, mais de ce qui va se faire ”, rebondit immédiatement le cogérant. Comme un symbole, le bâtiment sinistré du boulevard de l’Industrie à Contres a été démoli, alors qu’à Bracieux, le permis de construire vient d’être accordé pour la création d’une toute nouvelle unité de production. Et pour renaître de ses cendres, le phoenix Vauché a choisi un terrain de 9 000 m2 sur le Parc des Châteaux, à trois cent mètres seulement de l’atelier historique.
Le retour du siège social à Bracieux
Les appels d’offres ont vite été lancés, et les entreprises sont déjà trouvées, “ essentiellement des artisans locaux à qui nous avons déjà notifié le lancement des travaux début septembre ”, précise Emmanuel Le Goff. Le nouveau bâtiment fera 1 950 m2, dont 1 800 seront complètement dédiés à la fabrication du chocolat, comme le précise l’autre cogérante de l’entreprise, Valérie Chiron. “ Il y aura le laboratoire de fabrication principal, mais aussi le service conditionnement et les locaux administratifs ”. Ainsi, le siège social de Max Vauché se voit rapatrié à Bracieux. Fini aussi de couvrir les vingt kilomètres qui séparent encore la production à Contres de la vente à Bracieux ! Quant aux délais ? “ Nous envisageons notre emménagement pour mai 2026 ”, assure, confiant et heureux, Emmanuel Le Goff.
Un regain de motivation
En attendant, la chocolaterie fonctionne toujours en mode dégradé. Le site de fabrication transitoire reste aujourd’hui installé dans les locaux de l’ancien Aldi de Contres et l’administration est concentrée sur les bureaux de l’ancien tri postal de Bracieux ! “ Mais nous avons la perspective de ce nouveau bâtiment, ce qui motive tout le monde ”, assure Emmanuel Le Goff qui explique avoir associé les 49 salariés au projet, dont les 20 chocolatiers. Ainsi, huit mois après le sinistre, la chocolaterie Max Vauché reprend des couleurs et gagne en sérénité. “ L’été s’est très bien passé, avec nos clients toujours fidèles et le nombre de touristes en nette progression ”. Les objectifs sont clairs : assurer la production dans la perspective de Noël, la plus grosse période de l’année. Sans que rien, cette fois, ne vienne enrayer la machine…
Nicolas Terrien


