
L’humain est au cœur de tout, et donc bien sûr de l’entreprise. Quand l’entreprise dysfonctionne, il n’est pas rare que le mal-être de certains “ équipiers ” soit à l’origine des difficultés. Pour l’accompagner, les coaches, les psychologues ou autres sportifs de haut niveau, prodiguent leurs conseils. Et l’hypnose fait désormais partie des outils utilisés.
Laurence hésite : “ non, je ne peux pas être cadre, ce n’est pas pour moi, je n’en suis pas capable ”. Elle a pourtant envie de ce poste de cadre, malgré les croyances limitantes qui, pour le moment, l’en empêchent. Ce cas n’est qu’un exemple de ce que l’état d’esprit dans lequel nous nous trouvons empêche souvent la créativité, le dépassement de soi ou l’expression de son enthousiasme. On parle souvent dans la vie de l’entreprise, de motivation, de mal-être, de conflits, de stress, de pression ou de charge mentale.
Ces cas sont de plus en plus fréquents et en affectent le bon fonctionnement. Les dirigeants les plus clairvoyants font appel à des coaches qui souvent, travaillent la cohésion d’équipe et des formes innovantes de management.
Retrouver le mindset positif
Le recours à l’hypnose est de plus en plus fréquent. Comme on utilise la sophrologie et le yoga le temps de la pause méridienne, le psychothérapeute a lui aussi fait son entrée dans le monde de l’entreprise, proposant l’hypnose thérapeutique comme une aide au reconditionnement mental. Certains chefs d’entreprises le proposent à leurs salariés demandeurs. Un rendez-vous pour modifier d’éventuels dysfonctionnements et blocages au cœur de l’inconscient, en compléments d’ateliers et de team-building.
Audrey Nivois est psychothérapeute, et pratique la méthode SAJECE créée par Camille Griselin en 2009. Méthode sensiblement différente de celle imaginée un siècle plus tôt par le psychiatre américain Milton Erickson. “ Il ne s’agit pas d’une remise en question, dit-elle, mais plutôt d’accompagner l’envie de changer, de développer pleinement ses capacités ”.
Les messages passent par des métaphores. Rien à voir donc avec l’hypnose de spectacle, il n’y a bien sûr pas de perte de conscience. “ Le patient ne se raconte pas, poursuit Audrey Nivois, il reste présent et maitre de lui tout le temps de la séance. Seul l’inconscient, qui veut le meilleur pour l’individu, reçoit les messages bienveillants ”.
Stéphane de Laage


