
La sous-préfecture du Cher a investi plus de 18 M € dans une chaufferie biomasse, dont la construction a démarré en 2025. Le dispositif sera opérationnel courant 2026.
Le réseau de chaleur urbain de la deuxième ville du Cher, Vierzon, géré depuis 2025 par Engie en remplacement de France Loire, sera assuré à terme par une nouvelle chaufferie équipée de deux chaudières biomasse. Si la première pierre de l’unité a été posée en novembre 2025, cette dernière sera opérationnelle dans le courant de l’année prochaine. Approvisionnée avec des déchets et des copeaux de bois, la centrale municipale mobilisera un investissement total de l’ordre de 18 millions d’euros. Six millions d’euros sont pris en charge par l’État via l’Agence de la transition énergétique (Ademe), le reliquat restant à la charge de la collectivité vierzonnaise.
Elle a fait le choix de changer de concessionnaire en 2025 avec l’objectif de décarboner à 80 % la consommation énergétique des bâtiments publics. Ils sont actuellement alimentés au gaz. Le passage à la biomasse, énergie renouvelable et de proximité, permettra d’une part de réduire de plus de 3 500 tonnes l’émission de CO2. D’autre part, la ville diminuera et maîtrisera mieux sa facture énergétique en raison de la stabilité des tarifs du bois énergie. Engie a par ailleurs assuré en 2025 la rénovation sur deux kilomètres des infrastructures du réseau de chaleur actuel. L’opérateur l’étendra par ailleurs cette année avec plus de cinq kilomètres de canalisations souterraines supplémentaires.
Photo : Le bois énergie, qui approvisionnera la future chaufferie biomasse de Vierzon, proviendra d’un rayon de moins de 100 kilomètres alentour. (© Atelier Carré d’Arche)
Guillaume Fischer


