Quand l’art écoute le vivant : Génération Climat revient à Blois

Quand l’art écoute le vivant : Génération Climat revient à Blois

Du 14 au 23 janvier 2026, la cinquième édition de Génération Climat nous invite à commencer l’année en ralentissant un peu, le temps de repenser notre lien au vivant. Portée par la Halle- aux-Grains/Scène nationale de Blois, cette édition croise encore arts, sciences et pensée critique pour interroger ce qui relie l’humain à son environnement. Avec déjà quelques temps forts sélectionnés dans une riche programmation…

À Blois, Génération Climat dépasse la simple programmation artistique : l’événement de rentrée crée un vrai espace d’expérimentation. “ Nous proposons un temps de décélération pour réfléchir à la manière dont nous habitons notre planète ”, souligne Frédéric Maragnani, directeur de la Scène nationale. Ainsi, l’édition 2026 explorera encore le vivant sous toutes ses formes : éléments naturels, matières, relations humaines, vieillissement, interdépendance et transmission. Pour Sandrine Lhuillier, responsable de la communication, “ Génération Climat est une plateforme artistique forte, nourrie par des partenariats qui font se croiser publics, chercheurs et créateurs dans un même espace ”.

Performance immersive et poétique

La programmation s’ouvre le 14 janvier avec Nos cœurs en terre, de David Wahl, Olivier de Sagazan et Gaëlle Hausermann. Théâtre, arts plastiques et démarche scientifique se rencontrent pour interroger le lien à la terre, au corps et à la transformation. En écho à cette performance, la Halle métamorphosée en espace d’exposition présentera trois œuvres de l’artiste d’origine azerbaïdjanaise Babi Badalov. Il s’agira ici de prolonger un dialogue poétique et radical, où le travail du langage devient un moyen de penser la liberté et de dénoncer les contraintes qui enferment nos imaginaires.

Rencontres et débats autour de la création

Le “ Midi curieux ” du 15 janvier, réunira artistes et chercheurs autour des gestes de création et de la liberté d’expression, avec Gilles Rion, le directeur de la Fondation du Doute à Blois. Cette rencontre relie intimement processus artistique, engagement et responsabilité collective. Le 16 janvier, David Wahl disposera d’une carte blanche pour rappeler le rôle des mots et des récits face à l’urgence écologique : loin d’être de simples histoires, ils deviennent des outils pour briser la paralysie émotionnelle et ouvrir des perspectives d’action.

Écologie et engagement personnel

Le 20 janvier, l’influenceuse Claire Pétreault, créatrice des Pépites Vertes, élargira la réflexion sous l’angle positif qui caractérise son travail. Par sa sensibilité et son énergie, elle relie engagement personnel et enjeux environnementaux, invitant chacun à devenir acteur du changement. “ La seule génération qui compte, c’est celle des gens vivants qui peuvent agir maintenant ”, répète-t-elle à l’envi, comme elle devrait nous le marteler lors de cette soirée co-programmée avec l’école ETIC.

Un festival pour repenser le présent

Au final, ces dix jours d’expositions, de performances, de conférences et d’ateliers font de Génération Climat un espace unique où art et réflexion se mêlent pour interroger le présent et imaginer de nouvelles façons de coexister avec le monde du vivant en lui donnant de l’écho. “ D’ailleurs, Génération Climat devient une vraie marque ”, souligne Sandrine Lhuillier. En janvier 2025, l’événement a accueilli 1 500 visiteurs, contre 1 100 l’année précédente, confirmant sa popularité croissante.

Sophie Manuel