
Pour rappel, le tri des biodéchets est devenu obligatoire au 1er janvier 2024, suite à l’application de la loi anti-gaspillage (2020).
Depuis, les particuliers se sont plutôt bien emparés du sujet, même si des disparités notables existent entre les bassins de vie. En effet, même s’il est plus facile d’évacuer ses biodéchets en zone rurale (compost, poules), on constate que la motivation de la population tient surtout à l’implication de leurs collectivités (subventions ou dons de composteurs, collecte urbaine, campagnes d’information, etc.).
En revanche, du côté des professionnels, la logique du recyclage est bien loin d’être mise en pratique, y compris pour les métiers de bouche. Gervais Legras, collecteur à vélo des déchets alimentaires le constate au quotidien : « Je me bats tous les jours pour sensibiliser au tri. Tant qu’il n’y aura pas de contrôle, tout sera mis dans les poubelles grises. Mais il y a aussi un manque de sensibilisation auprès des professionnels, il faut leur donner du sens pour qu’ils s’emparent du sujet. Heureusement, il y a du positif, j’ai vu une nouvelle clientèle se rapprocher de moi cette année comme les hôteliers ».
La filière s’organise également autour du réseau national compost citoyen dont l’antenne régionale Centre-Val de Loire vient tout juste d’être créée. Sa mission : informer sur les solutions de compostage de proximité et accompagner celles et ceux qui sont désireux de se former dans la prévention et la gestion de proximité des biodéchets.
Émilie Marmion


