
En 2026, Gîtes de France® Val de Loire célèbre un demi-siècle d’existence. Cinquante ans après ses débuts en Touraine et en Loir-et-Cher, le réseau pèse désormais près de 80 millions d’euros dans l’économie locale. Derrière chaque maison ouverte aux vacanciers, un moteur économique discret mais puissant.
L’histoire commence en 1955, dans une France qui sort de la guerre et qui cherche à réconcilier ses habitants avec l’idée de vacances. Une association naît alors avec une conviction simple : les meilleures vacances, ce sont celles que l’on passe chez l’habitant, dans une vraie maison, dans un territoire rural. Soixante-dix ans plus tard, le réseau Gîtes de France® compte 55 000 hébergements répartis sur tout le territoire national. Avec 82,5 % de vacanciers français parmi sa clientèle, la marque figure aujourd’hui parmi les préférées des Français dans la catégorie location d’hébergements, selon une étude OpinionWay.
En Centre-Val de Loire, l’histoire débute en 1976. Gîtes de France® Val de Loire a ouvert ses portes en Indre-et-Loire et en Loir-et-Cher, avec la même conviction : un hébergement réussi est avant tout un projet humain, ancré dans son territoire.
Une économie discrète, mais structurante
Selon l’étude réalisée en 2023 par le cabinet MKG Consulting, le tourisme Gîtes de France® génère en Loir-et-Cher et en Touraine 78,3 millions d’euros de chiffre d’affaires direct et indirect. Une somme qui irrigue les commerces de proximité, les artisans locaux, les producteurs du terroir. Tous ces acteurs bénéficient indirectement des séjours passés dans les gîtes du réseau.
Et chaque hébergement Gîtes de France® permet de créer l’équivalent de 0,7 emploi à temps plein, principalement en zone rurale. Au total, ce sont ainsi 733 emplois directs, indirects et induits que le réseau contribue à maintenir sur le territoire. Des emplois souvent invisibles, le plombier qui intervient avant l’arrivée des vacanciers, le boulanger du village dont le chiffre d’affaires grimpe pendant les vacances scolaires, la femme de ménage qui prépare le prochain séjour. L’impact fiscal n’est pas en reste : 12,1 millions d’euros de recettes fiscales directes et indirectes reviennent chaque année aux deux départements
L’aspect méconnu de ce modèle est son rôle dans la préservation du patrimoine bâti. Les propriétaires affiliés au réseau ont investi 21,2 millions d’euros pour la réhabilitation de leurs biens. Granges reconverties, longères restaurées, manoirs remis en état, autant de pierres sauvées grâce à un projet touristique viable.
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Sophie Manuel


