Forces de sécurité : les femmes font (lentement) leur nid

Forces de sécurité : les femmes font (lentement) leur nid

Dans la gendarmerie comme chez les sapeurs-pompiers, les officières restent relativement peu nombreuses. Un constat dû davantage à un manque de connaissance (et donc d’attrait) de ces professions qu’à la misogynie qui régnerait à l’intérieur des casernes. État des lieux au Groupement de gendarmerie du Loiret et au Centre des pompiers de Tours.

Aujourd’hui âgée de 45 ans et capitaine, Angélique a toujours été attirée par l’uniforme militaire. « Depuis l’enfance, je voulais être visible et sortir de la masse, explique l’officier qui dirige actuellement le cabinet du général commandant la région de gendarmerie Centre-Val de Loire. Non pas par narcissisme mais par esprit de service public, j’ai pris l’uniforme bleu de gendarme ». L’attirance d’Angélique pour les forces de sécurité reste minoritaire puisque seulement 21 % des gendarmes étaient des femmes en 2025.

Faux préjugés

Les métiers au sein des forces de sécurité sont encore peu choisis naturellement par le sexe faible en raison des préjugés qui pèsent sur eux. Il s’agit d’une part des capacités physiques, qui handicaperaient les femmes. D’autre part, « l’ambiance » masculine au sein de ces métiers constitue également un repoussoir pour elles. « Ce n’est pourtant pas plus difficile pour une femme que pour un homme de diriger des sapeurs-pompiers, assure Kahina Benfifi, lieutenant et chef du volontariat au sein du Service départemental d’incendie et de secours d’Indre-et-Loire. Quel que soit son genre, l’important pour un officier est de démontrer concrètement son professionnalisme. Une fois cette étape franchie, même les vieux adjudants-chefs très expérimentés vous respectent en tant que femme ».

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Guillaume Fischer