
Dans les conseils municipaux comme dans les entreprises, les femmes sont de plus en plus nombreuses à accéder aux responsabilités. Pourtant, les postes les plus élevés demeurent majoritairement occupés par des hommes.
La loi peut-elle changer le visage du pouvoir ? Lors des élections municipales de mars 2026, la parité a été appliquée, y compris aux communes de moins de 1000 habitants. Ce principe, qui veut que les listes comportent autant de candidats que de candidates, a été introduit en 2000 dans la loi française. Il n’a pourtant toujours pas produit les effets escomptés. La parité est presque atteinte au sein des conseils municipaux, avec 48 % de femmes élues. Parmi les maires, la progression est faible : on compte seulement 23 % de femmes en 2026, contre 20 % lors de la précédente mandature.
À l’échelon supérieur, les 1 263 intercommunalités de France ont élu leurs présidents au printemps : plus de 85 % d’entre eux sont des hommes ! Les femmes ne sont que 36 % parmi les élus au Sénat. Un pourcentage identique à l’Assemblée nationale, alors que les femmes y occupaient 39 % des sièges lors de la précédente législature.
Au sommet des grandes entreprises aussi, la parité est recherchée. Elle est même prévue par la loi. Non sans un certain succès, puisque la France figure en tête des pays européens pour la féminisation des conseils d’administration.
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Etienne Berrier


