
À 33 ans tout juste, Aurore Caro est maire de Meung-sur-Loire, commune du Loiret de 6 700 habitants, présidente d’une communauté de 25 communes et conseillère régionale. Féministe sans plus, elle admet toutefois que les missions politiques sont robustes pour une femme.
« Au lycée déjà, dans mon cursus économique et social, je me prenais de passion pour l’actualité politique du pays, les enjeux et les débats ». Il n’en fallait pas plus à Aurore pour observer la présence efficace de Pauline Martin à la mairie, aujourd’hui sénatrice. « Sans parler de modèle, son expérience m’a attirée, puis donné l’envie d’être, moi aussi, utile à ma façon ». Aurore progresse vite, très vite. Sans engagement dans un parti, mais avec l’obligation presque incontournable d’être encartée. « Ma carte LR, dix fois j’ai eu envie de la rendre. Je préfère porter le sac de la grand-mère qui traverse plutôt que de me soumettre aux arcanes des partis ».
En 2014, alors qu’elle poursuit son double cursus en droit et histoire à l’université d’Orléans, Aurore Caro est élue conseillère municipale, en charge de la jeunesse. Trois ans plus tard, elle est adjointe et, en 2020, à la faveur des élections municipales, Pauline Martin lui demande de prendre les finances. « C’est un poste passionnant qui permet d’aborder toutes les politiques publiques ».
Le plus important est d’avoir des arguments qui tiennent la route, capables de résister à la réprobation à laquelle on fait face
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Stéphane de Laage


