
Championne du monde de freefly, Domitille Kiger ne raconte pas seulement une trajectoire sportive. À travers plus de 10 000 sauts, dix records du monde et l’organisation de grandes formations, elle incarne une autre manière de conquérir sa légitimité : par le collectif, la rigueur et la preuve.
Chez Domitille Kiger, tout semble commencer par un élan. Enfant, elle monte à cheval avec passion, presque avec obsession. Puis vient l’envie d’explorer d’autres éléments : l’eau avec la plongée et l’air avec le parachutisme. À 15 ans, elle effectue son premier saut en tandem. La sensation de voler la marque, bien sûr. Mais ce qui l’attire immédiatement, plus encore peut-être que l’adrénaline, c’est l’humain. La communauté. Cette manière d’entrer dans une tribu et de trouver sa place dans un groupe pour accomplir quelque chose ensemble.
« Le clan, la tribu, ça a toujours été un grand facteur de motivation », confie-t-elle. Cette dimension collective ne la quittera plus. Dans le parachutisme, Domitille Kiger ne cherche pas seulement la performance individuelle. Elle aime la structure, le défi, la progression mesurable. La compétition devient pour elle un cadre clair, un espace où l’on travaille, où l’on apprend, où l’on avance. Repérée très tôt, elle intègre l’équipe de France de freefly entre 2008 et 2012, remporte des titres nationaux, européens et mondiaux, puis fait de sa discipline un métier en devenant coach spécialisée.
Ce contenu est réservé aux abonnés
Afin d'accéder à la totalité du contenu, abonnez-vous à l'épicentre grâce à l'une de nos formules en cliquant ci-dessous.
Fabienne Bonvoisin


