
Inauguré le 10 juin 2016, le LAB’O Village by CA célèbre une décennie d’innovation à Orléans. Plus de 300 emplois créés, 40 millions d’euros de fonds levés, 85 % d’entreprises qui restent en région : le bilan est solide. Mais l’accélérateur, porté par la Technopole d’Orléans, Orléans Métropole et le Crédit Agricole Centre Loire, a aussi profondément évolué. Rencontre avec Cécile Mitterrand et Anaïs Jouin.
Au départ, le LAB’O cherchait des startups du numérique. Dix ans plus tard, l’accélérateur d’innovation est devenu généraliste et s’est doté de quatre centres de ressources qui font sa singularité : le CRESITT (électronique, miniaturisation, mesure), l’Industry Lab/Fab Lab (prototypage industriel, impression 3D), Nekoé (design de services et repositionnement stratégique) et le LAB’IA Loire Valley, labellisé au niveau européen, qui accompagne les entreprises dans l’intégration de l’intelligence artificielle et la gestion de la donnée.
« C’est un vrai avantage : nous sommes l’un des rares accélérateurs à disposer en interne de ces expertises. Ce qui permet aux résidents de l’accélérateur d’y accéder de façon privilégiée.», souligne Cécile Mitterrand, responsable Village by CA. À cela s’ajoute l’AGREEN LAB’O Village by CA, dédié à la green tech et à la transition écologique, implanté au cœur du campus universitaire à proximité notamment du BRGM et du CNRS.
Nouvelles méthodes, nouvelles ambitions
L’accompagnement a lui aussi mûri. Des appels à candidatures structurés ont été relancés pour renouveler le vivier de startups. Le comité de sélection a été élargi — par exemple, Go Capital et UI Investissement y siègent désormais ensemble. Le LAB’O Village by CA accueille aujourd’hui 30 startups résidentes et affiche un taux d’occupation de 72 %. Neuf nouvelles jeunes pousses ont intégré le lieu depuis janvier, sélectionnées pour leur maturité : preuve de concept validée, premiers clients, solution en cours de test. Autre innovation : un système d’experts sur étagère, financé par le Crédit Agricole, permet d’offrir aux startups des heures de conseil en développement commercial, RH ou pitch. « Ce sont des compétences que ces jeunes structures ne pourraient pas s’offrir seules », souligne Cécile.
Ce contenu est réservé aux abonnés
Afin d'accéder à la totalité du contenu, abonnez-vous à l'épicentre grâce à l'une de nos formules en cliquant ci-dessous.
Fabienne Bonvoisin


