Duralex, l’esprit de famille

Il y a six mois le tribunal de commerce d’Orléans rendait son avis, les 226 salariés de Duralex allaient pouvoir devenir actionnaires de leur entreprise, transformée en SCOP. 70% d’entre eux ont investi entre 500 et 2.000€. Ils s’interrogent pourtant, encore échaudés par les six redressements judiciaires des trente dernières années.
François Marciano, ancien directeur du site de la Chapelle St Mesmin, en est désormais le PDG. « On réécrit l’histoire de notre entreprise sur une page blanche »

« Je me souviens encore du 23 avril 2024, lorsque la holding d’alors nous a soudainement réclamé 41 millions d’euros. J’ai tout étudié pour sauver l’entreprise. La scop s’est naturellement imposée ».
François Marciano était alors directeur technique du site de St Pryvé St Mesmin, près d’Orléans. Il est aujourd’hui PDG d’une entreprise devenue quasiment familiale. Chaque jour il traverse les ateliers, les fourneaux et les zones de conditionnement. Pas un ouvrier qu’il ne connaisse, le tutoiement est de rigueur et l’enthousiasme avec… C’est leur usine qu’ils ont voulu sauver, leurs familles, leur outil de travail.

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