Fonds d’art contemporain

Fonds d’art contemporain

Le département du Loiret constitue au fil des années, un fonds d’art contemporain. Une façon d’accompagner les artistes en finançant leur production et en les exposant dans les bâtiments publics.

Jenny de Hooghe s’amuse de cette toile qu’elle a réalisée dans le cadre d’une exposition au thème imposé, celui de la paix. Lors de l’accrochage au Conseil départemental du Loiret, elle explique comment les enfants, avec leur naïveté, arrachent la couverture terne de notre monde, pour laisser poindre la lumière et les couleurs de leurs rêves juvéniles.

Jenny fait partie, avec Jean-Pierre Pelletier Troupet, des quelques artistes dont les œuvres ont été acquises par le département du Loiret en 2025.

Depuis 1999, le département consacre chaque année un budget de près de 15K€ à l’acquisition d’œuvres, pour enrichir le fonds départemental d’art contemporain. Ces acquisitions s’inscrivent dans le cadre de la politique culturelle du département, avec l’objectif de soutenir la création et la diffusion des arts. « Nous aidons les artistes plasticiens et peintres, en nous portant acquéreur d’une ou deux de leurs œuvres, explique Philippe Lacombe, directeur de la culture du Loiret. C’est une sorte de rémunération pour eux qui ne perçoivent pas d’indemnité, comme les intermittents du spectacle par exemple ».

Depuis sa création, le FDAC a ainsi constitué une collection d’environ 500 œuvres, acquises le plus souvent lors de salons comme celui des Artistes orléanais, le salon européen d’art contemporain ou celui du pastel.

Aux yeux de tous

Ces œuvres d’art n’ont pas vocation à remplir une cave qui ne serait jamais visitée, bien au contraire, elles sont largement exposées dans les différents bâtiments de la collectivité et, à l’image de ce tableau de Jenny de Hooghe, exposé dans la salle de restauration du pavillon Citoyenneté.
Lucile Vilaine, elle, est exposée à l’hôtel de la Bretonnerie, Nathalie Murat en l’hôtel du département, et un bronze de Sylvie Desmoulin orne le bureau du président.

Les communes du département peuvent elles aussi faire une demande de prêt, pour un bureau de la mairie ou une salle des mariages. Le prêt fait l’objet d’une convention pour un dépôt à titre gracieux de trois ans ou plus. La préfecture de région expose quant à elle une dizaine d’œuvres d’art.

Malheureusement, les finances du département ne sont plus aussi larges qu’auparavant, et la croissance du fonds d’art contemporain est suspendue pour l’année 2026. Ce qui est acquis reste bien sûr visible, au total près de 500 œuvres qui représentent un capital d’environ 525.000 €.

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Stéphane de Laage