
Valérie Gagliardi est directrice générale de la SAMSE en région Rhône-Alpes, enseigne historique du groupe national éponyme. L’entreprise compte 1 200 collaborateurs, au service de la diffusion d’outillage et de matériaux de construction. Un secteur que Valérie connaît particulièrement bien pour le pratiquer depuis bientôt 30 ans.
- L’épicentre : Une femme dans un monde d’hommes, mais une femme qui n’a d’autre revendication que de jouer la carte de la complémentarité des compétences. Pourtant, sur les réseaux sociaux professionnels, elle n’est pas « directrice » mais « directeur général ». Est-ce un oubli, une coquetterie ou une revendication ?
- Valérie Gagliardi : Je ne suis pas dans la revendication de la féminisation de tous les sujets. C’est la mission et la fonction qui m’intéressent, plus que le titre en soi. Je suis à la direction de l’enseigne, au service de l’entreprise, beaucoup plus que dans l’incarnation des choses.
- L’épicentre : Autrement dit, vous n’êtes pas féministe ?
- VG : Pas du tout ! En revanche, je suis fière d’être la femme que je suis devenue.
- L’épicentre : Quelles différences voyez-vous entre une gestion féminine et une masculine ?
- VG : On a des approches d’organisation et de management des équipes souvent différentes. C’est la compétence et la complémentarité qui comptent au sein d’une équipe. Masculine ou féminine, ce n’est pas la question ; c’est la diversité des angles de vue et la capacité à confronter les idées qui comptent.
Nous sommes différents, avec des compétences qui doivent se compléter. Certaines femmes se comportent comme des hommes, ce n’est pas une question de sexe.
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Stéphane de Laage


