Écoféminismes territoriaux : une chercheuse argentine accueillie à l’université de Tours

chaire internationale portée par l’université de Tours sur les écoféminismes territoriaux

L’université de Tours accueille Soledad Fernández Bouzo, chercheuse à l’université de Buenos Aires et au CONICET, dans le cadre d’une chaire internationale d’un mois portée par l’Institut du Genre. Coordonnée par Sophie Large, chercheuse au laboratoire Interactions Culturelles et Discursives (ICD), cette chaire porte sur les écoféminismes territoriaux et les méthodologies audiovisuelles.

Spécialiste des résistances environnementales des femmes et des personnes LGBTQI+ face aux politiques extractivistes en Amérique latine, Soledad Fernández Bouzo a notamment dirigé la série documentaire Mujeres del río, consacrée aux injustices environnementales dans le bassin Matanza-Riachuelo en Argentine. Ses travaux s’appuient sur la notion de « corps-territoire », qui relie violences de genre et dégradations environnementales, et proposent une éthique du soin englobant l’eau, l’énergie, les écosystèmes et les pratiques communautaires.

Deux temps forts sont prévus à Tours. Une conférence-débat publique de deux heures présentera les expériences de résistance écoféministe dans les luttes environnementales latino-américaines, ouverte à tous les publics. Un atelier méthodologique de six heures, en deux séances, s’adresse aux étudiants et chercheurs intéressés par les méthodologies visuelles : il comprend la projection du documentaire Mujeres del río et des extraits sur l’activisme trans environnemental, en collaboration avec l’ICD.

Ce dispositif de chaire Genre, porté conjointement par l’Institut du Genre et l’université de Tours, vise à renforcer les collaborations internationales autour des études de genre, des questions environnementales et des recherches sur les territoires. Les dates et modalités d’inscription aux deux événements sont disponibles sur le site de l’Institut du Genre : institut-du-genre.fr/international/chaire-genre

Ce partenariat pourrait ouvrir la voie à des projets de recherche conjoints dans les années à venir, à l’intersection entre justice sociale, environnementale et de genre.