
Alors que l’extinction du réseau en cuivre démarrera à partir de 2027, ceux et celles qui ont encore une box ADSL vont devoir passer à la fibre pour continuer à bénéficier du même accès à Internet. S’y prendre dès maintenant permet d’anticiper les aléas de raccordement et, pour les professionnels, de vérifier si l’offre proposée par l’opérateur apporte assez de garanties.
La fibre optique est disponible partout, jusqu’aux lieux-dits reculés, sur l’ensemble du Loir-et-Cher et de la Touraine. Soit « 345 000 logements et entreprises raccordables », chiffre Jean-Philippe Martignac, directeur général de Val de Loire Fibre.
Délégataire de service public, Val de Loire Fibre s’est vu confier par le Syndicat Val de Loire Numérique la conception, l’établissement et la maintenance d’un réseau de fibre optique sur 492 communes de ces deux départements (partout sauf Tours Métropole, une partie de Blois Agglopolys, Vendôme et Romorantin). Ce réseau de fibre optique est un réseau d’initiative publique porté par l’ensemble des collectivités publiques d’Indre-et-Loire et du Loir-et-Cher (Départements, communautés de communes et Région) regroupées au sein de Val de Loire Numérique.
Maintenant que le réseau est déployé partout, les clients sont libres de souscrire à un contrat fibre auprès de l’opérateur de leur choix. 215 000 foyers et entreprises, soit près des deux tiers, ont déjà passé le pas, le débit internet étant supérieur avec la fibre qu’avec l’ADSL, pour des prix aujourd’hui similaires.
Bientôt la fin de l’ADSL
Après 50 ans de service, le réseau de lignes téléphoniques en cuivre, sur lequel repose l’accès à internet ADSL, est maintenant vieillissant. Il nécessite des réparations plus fréquentes et ne permet plus une qualité de connexion internet suffisante pour accompagner les usages actuels. Orange, qui est le propriétaire de l’infrastructure de ces lignes en cuivre, a donc décidé de sa fermeture, partout en France, d’ici 2030.
Dès le 1er janvier 2027, une première tranche de communes verra son réseau cuivre déconnecté (cf. carte ci-jointe). Il en sera de même, dans les autres communes, dans les quatre prochaines années. Les clients, particuliers comme entreprises, ayant un contrat ADSL devront passer à une offre fibre s’ils veulent profiter du même service.
« Nous invitons les clients à passer à la fibre sans attendre le dernier moment, recommande Patrick Terra, directeur général adjoint de Val de Loire Fibre. Car même si le raccordement se fait rapidement la plupart du temps, dans 1 % des cas, cela nécessite des travaux de quelques semaines, voire quelques mois. »
Cela peut se produire dans le cas où la précédente ligne de cuivre était enterrée sans fourreau télécom, ou lorsque ce dernier s’est bouché au fil des années à cause de racines ou de terre. La typologie des lieux (les parkings bétonnés, les sites protégés par l’ABF, etc.) peut aussi contraindre le raccordement à la fibre optique. « Donc si le client souscrit son contrat en décembre, juste avant une coupure du réseau cuivre en janvier prochain, il prend le risque de perdre l’accès à internet quelque temps », résume l’équipe de Val de Loire Fibre. Une anticipation d’autant plus nécessaire qu’aujourd’hui, il n’y a pas que nos ordinateurs qui sont reliés à internet, mais aussi des équipements comme les systèmes de téléassistance et d’alarmes, les ascenseurs ou encore les terminaux de paiement des commerces.
Quand chaque heure compte, une assurance de rétablissement d’internet
Pour ces derniers et de nombreuses entreprises, une coupure d’internet, même d’une journée, a de lourdes conséquences financières, que ce soit pour être payés par carte ou pour enregistrer des réservations, par exemple.
« En cas de panne sur le réseau — qui sont rares, heureusement —, il n’y a pas de temps de rétablissement d’internet garanti pour les clients qui ont souscrit à un contrat grand public. Alors qu’avec les offres vraiment dédiées aux entreprises, nous garantissons un rétablissement du réseau en 4 heures ou 8 heures, selon le contrat choisi », compare Jean-Philippe Martignac, qui incite les professionnels à vérifier que leur contrat correspond bien à leurs besoins, une clé 4G n’étant pas toujours une solution miracle, notamment dans les lieux où le réseau mobile n’est, de fait, pas très performant.
Sonia Barge-Dupont


