Café Joyeux : apprendre le handicap en entreprise

Café Joyeux : apprendre le handicap en entreprise

Trois ans après son ouverture, le superviseur du Café Joyeux de Tours partage des recommandations pour mieux intégrer un collaborateur en situation de handicap mental ou cognitif.

Augustin Kauffer est un responsable Réseau qui “ fabrique de l’inclusion ”. En charge de l’essor de dix Cafés Joyeux à Paris et dans l’Ouest dont celui de Tours, il accompagne les managers de ces coffee shops dans leur activité et la professionnalisation de leurs serveurs, en situation de handicap mental ou cognitif. A Tours, ils sont huit depuis juin 2022, encadrés par quatre salariés “ valides ”, qui font tourner cookies et croquemonsieurs, café “ servi avec le cœur ” et causette, qui installent la terrasse et servent le client baptisé “ convive ”. La plupart, avant, ne travaillaient pas ou évoluaient en milieu protégé, et sont là depuis l’ouverture, dans un Café qui a trouvé sa place sur l’avenue de Grammont, axe majeur de la cité, en journée pour servir une clientèle de quartier ou de passage.

Le big bang de l’emploi handicapé

Augustin est aussi un militant. Lui qui dirigea le Café Joyeux des Champs Élysées à Paris, sait les résistances des employeurs à recruter des candidats trisomiques ou autistes. Il sait l’enthousiasme de ces derniers quand la confiance leur est donnée, et il aimerait un big bang de l’emploi handicapé.
Les Cafés joyeux, c’est déjà 190 salariés d’une entreprise à utilité sociale, avec vingt établissements, dont Tours le 7e et Lille le dernier, et même une adresse à New York depuis mars 2024 — “ A café like no other ”.

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Bruno Leprat