Et si la tech soignait aussi ceux qui soignent ?

Et si la tech soignait aussi ceux qui soignent ?

Animia et Numeum portent une vision du numérique engagée, au service des soignants, des aidants, et des patients. Moins de promesses, plus de solutions concrètes pour un système de santé à bout de souffle.

Il flotte un sentiment d’urgence dans les propos de Mariane Cimino, déléguée santé chez Numeum, l’organisation des professionnels du numérique. Loin du bruit des grandes annonces, elle rappelle une réalité brute : “ La santé, ce n’est pas que la maladie. C’est aussi la prévention, le bien-être et la santé mentale. ”
Et les chiffres parlent d’eux-mêmes. En France, 24 millions de personnes vivent avec une maladie chronique. “ Chaque année, 300 000 nouveaux cas viennent s’ajouter. Pourtant, 90 % des patients sont stables. Ils pourraient gérer leur suivi en autonomie, si on leur en donnait les moyens ” poursuit la déléguée santé.

Mais les patients ne sont pas les seuls à souffrir d’un système sous tension. Dans une consultation nationale* menée en 2023 auprès de 50 000 professionnels de santé, deux tiers d’entre eux ont confié un sentiment d’épuisement professionnel. Manque de temps, surcharge administrative, perte de sens… les alertes s’accumulent.
C’est là que le numérique entre en jeu. Mais pas n’importe comment.

“ Il faut rendre interopérables nos systèmes, créer du lien entre soignants, patients et territoires ” insiste Anne-Sophie Bouy Plagnard, secrétaire générale de Cegedim et présidente de la commission santé de Numeum.
Un appel à la cohérence, à l’efficacité, mais surtout à une tech qui n’oublie pas l’humain derrière l’interface. Un mot revient souvent : autonomie. Pour les patients, mais aussi pour les soignants.

Animia, l’intelligence artificielle qui redonne du temps

C’est là qu’intervient Animia, jeune pousse du médico-social basée à Chartres. Ses deux cofondateurs, Charles Monoury et Christophe Douane, ne parlent pas d’algorithmes, mais d’humains.

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Camille Colloch