L’humanité n’a jamais été aussi éloignée de la nature

Une étude britannique publiée dans le journal Earth (en juin 2025) révèle une déconnexion croissante entre les humains et la nature depuis plus de deux siècles.

En croisant des données historiques et linguistiques, les chercheurs montrent qu’entre 1800 et aujourd’hui, le temps passé dans la nature et le vocabulaire associé au vivant, ont chuté de façon spectaculaire. Les mots comme “ rivière ” ou “ mousse ” ont diminué de 60 % dans les livres, reflet d’un éloignement physique et culturel du monde naturel.

Pour Miles Richardson, professeur à l’université de Derby et auteur principal de l’étude, “ la connectivité avec la nature est désormais reconnue comme une cause profonde de la crise environnementale ”. Pourtant, quelques signaux positifs apparaissent : depuis 2020, la présence du vocabulaire naturel dans la littérature augmente légèrement. Le chercheur estime qu’il faudrait multiplier par dix le temps passé dehors — soit 40 minutes par jour — et verdir massivement les villes pour rétablir ce lien vital entre humains et nature, indispensable à la santé mentale et à la préservation du vivant.