
À Orléans, une structure associative tisse en douceur les fils d’un réseau de musiques du monde, en accompagnant des artistes, ancrés dans la diversité des cultures. Palapapaï Prod fait rayonner les voix du monde.
Dans le monde souvent formaté de la musique, où les plateformes numériques et les majors imposent leurs logiques commerciales, il existe des îlots de résistance. Palapapaï Prod, association orléanaise fondée en 2017, est de ceux-là.
Derrière ce nom joyeusement énigmatique se cache une structure indépendante dédiée aux musiques du monde. Une trentaine de concerts produits ou accompagnés en 2024, quatre artistes suivis, des résidences, des projets pédagogiques… Palapapaï avance à son rythme, en misant sur l’artistique, l’humain et le sens du collectif.
Donner voix aux mondes
Anita Farmine, chanteuse franco-iranienne, est à l’origine du projet. Après avoir longtemps porté seule ses créations musicales, elle fonde Palapapaï Prod pour mutualiser les forces : production, diffusion, communication, administratif… autant de tâches indispensables à une carrière musicale, mais chronophages. “ C’est pendant le Covid que j’ai senti le besoin d’aller plus loin. J’ai voulu aller à la rencontre des autres, ouvrir les horizons. Aujourd’hui, on ne peut plus être artiste tout seul, il y a trop de métiers autour de l’artiste. Palapapaï, c’est une réponse à ça. ”
Actuellement, la structure suit quatre projets artistiques porteurs d’identité et d’ouverture : la voix chaude et engagée d’Anita Farmine, chanteuse, autrice et compositrice, le style afro-pop de Bassey Ebong, les chants traditionnels revisités d’Ella Zacap’ et le spectacle “ Du Berry à l’Iran ”, qui mêle contes et musiques. Quatre projets, quatre histoires, mais une même volonté de faire dialoguer les cultures et d’explorer des univers singuliers.
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Sophie Manuel


