
Elles sont fraîches, un brin gonflées et ça fait plaisir. C’est certes le cas des tomates qu’elles mettent dans leurs paniers anti gaspi, c’est aussi le cas des deux créatrices de cette entre- prise qui veut faire du bien à la planète.
Anaïs Lacombe et Manon Pagnucco, les cofondatrices de PimpUp, ont pour ambition de sauver un million de tonnes de nourriture du gaspillage alimentaire en France et en Europe. Rien que ça !
Ingénieures de formation, elles sont aussi de cette génération en quête de sens. “ On a décidé de devenir actrices de la transition ”. Dit comme ça, c’est simple comme une soupe de légumes frais. Mais elles s’attaquent à un problème majeur de notre époque, et le prennent à la source.
Les invendus au Top
La méthode est simple (sur le papier du moins) : agir pour réduire le gaspillage qui survient avant même l’arrivée des denrées alimentaires en magasin, et sensibiliser les consommateurs à la source de ce gaspillage. Pour cela, PimpUp confectionne et vend des paniers anti-gaspillage, élaborés directement avec les producteurs et les fournisseurs alimentaires.
Les paniers sont constitués d’invendus de restaurants, supermarchés, boulangeries et autres commerces alimentaires.
Présentée comme ça, l’idée n’est pas complètement nouvelle. On a tous commandé des paniers d’invendus. Pourtant, la levée de fonds de 1,7M€ que PimpUp vient de réaliser laisse à penser qu’elle a encore tout son sens. Elle a de plus été soutenue par des entrepreneurs emblématiques comme Denis Fayolle, cofondateur de La Fourchette, Marc Batty, Dataiku, et Thomas Arnaudo, cofondateur de 900.care. Elle doit permettre à PimpUp de se déployer partout en France, sa zone de chalandise étant pour l’heure encore cantonnée au sud de l’hexagone.
Stéphane de Laage


