
Christelle Kirchstetter est la nouvelle directrice du FRAC, le Fonds régional d’art contemporain. Elle succède à Abdelkader Damani.
Elle est discrète, très discrète…, amatrice et connaisseuse de l’art contemporain. Christelle Kirchstetter débute sa carrière à la direction du FRAC Grand-Large à Dunkerque, puis participe à l’ouverture du Centre national du graphisme à Chaumont en Haute-Marne. De 2013 à 2019, elle dirige l’École Supérieure des Beaux-Arts de Nîmes, puis celle de Nancy, poste qu’elle occupait il y a quelques mois encore, avant de rejoindre Orléans.
Elle est Chevalier de la Légion d’Honneur.
Assurément éclectique
Voilà pour le CV officiel, mais avec 750 publications et un millier de followers, c’est sur son compte Instagram qu’on en apprend le plus sur ses choix culturels. On y découvre ça et là un immeuble à Shanghai, les arènes de Nîmes, “ le droit des objets à disposer d’eux-mêmes ”, les couleurs chatoyantes d’une maison à Wimereux, et cette photo de Thomas Pesquet devant des affiches de l’ANRT de Nancy. Christelle Kirchstetter nous surprend aussi avec une enseigne administrative qui impose le “ slip de bain ” dans la piscine municipale de Chaumont, travail de la peintre en lettres Chantal Jacquet.
Christelle Kirchstetter a régulièrement travaillé sur des projets internationaux liés à l’architecture, l’environnement et l’urbanisme. Commissaire d’exposition reconnue, elle fut invitée à participer à de nombreux événements, au Brésil, comme au Luxembourg, Capitale européenne de la culture en 2022.
Pour le FRAC Centre-VdL, elle ambitionne “ l’élargissement des collaborations avec de nouveaux partenaires, des liens innovants et fructueux qui enrichiront les perspectives artistiques du FRAC ; des expositions et des projets singuliers, notamment hors les murs et dans l’espace public ”.
Stéphane de Laage


