
D’ici l’été 2026, la Deeptech eurélienne Byome Labs commercialisera dans les parapharmacies et instituts de beauté la première solution française de mesure instantanée du microbiome cutané. Explications.
Avec 6 français sur 10 qui connaissent des problèmes de peau en 2025, l’invention de Byome Labs semble tomber à pic. Cette start-up, dont le siège est situé au Coudray au nord de Chartres en Eure-et-Loir, a en effet mis au point un test permettant de connaître immédiatement son microbiome cutané, c’est-à-dire la somme des micro-organismes vivant sur la peau. Objectif pour les consommateurs et les consommatrices : n’utiliser que des produits de beauté (crèmes, maquillage, shampoing, savons, mousses à raser, etc.) réellement compatibles avec cette dernière. Actuellement, le choix se fait souvent à l’aveuglette faute d’indicateurs précis.
“Non seulement les caractéristiques de la peau humaine sont invisibles à l’œil nu, mais encore, ils évoluent selon les saisons ou certaines périodes comme les règles pour les femmes, assure David Suissa, président de Byome Labs. Résultat, l’application de solutions inadaptées ne règle pas ces soucis et peut même envenimer les choses en provocant des déséquilibres supplémentaires”.
Usine de production en Centre-Val de Loire
Cette mesure de la peau s’effectue grâce à une bandelette en papier, type test anti-covid, qui affiche l’état du microbiome en moins de deux minutes. Une avancée technologique qui permet à la Deeptech d’évoluer sur un marché encore peu concurrentiel en France. Selon David Suissa, les trois principaux acteurs mondiaux, l’américain Hellobiome, l’allemand Mybiome et le britannique Sequential, utiliseraient par ailleurs une technologie plus coûteuse, sans immédiateté du résultat.
Byome Labs, fondée en 2023 et dont le laboratoire de production est situé à Clermont-Ferrand, a levé en juin dernier 3,6 M€, notamment pour finaliser son process de recherche et développement.
La société, qui emploie 17 salariés, a pour ambition de commercialiser une première version de son test de mesure avant l’été prochain.
Elle vise essentiellement les grands groupes industriels de la beauté, regroupés au sein de la Cosmetic Valley, entre Chartres et Orléans. Conséquence, Byome Labs devrait également à terme construire sa propre usine de production en Eure-et-Loir ou dans le Loiret. La start-up table sur un chiffre d’affaires de quatre à cinq millions d’euros en vitesse de croisière, soit à partir de 2028.
Guillaume Fischer


