
Alors que règlementation française est devenu nettement plus drastique depuis début 2026, notamment avec la recherche systématique des PFAS dans l’eau potable, deux start-ups, dont l’une basée en Centre-Val-de-Loire, viennent de lancer des innovations facilitant à moyen terme l’éradication des polluants éternels.
Ces composés chimiques, présents notamment dans le textile (imperméabilisants), dans les ustensiles de cuisine (teflon), dans certains revêtements de sols (anti-adhésifs), dans les mousses anti-incendie, se comptent par milliers et se retrouvent souvent dans l’eau potable. Les polluants éternels se caractérisent également, outre leur nocivité pour l’homme, par leur résistance et leur faible dégradation dans l’environnement. Dans ce contexte, la loi de février 2025, applicable depuis le 1er janvier 2026, a dressé d’une part une première liste de produits non essentiels intégrant des PFAS désormais interdits. Sont notamment concernés, les cosmétiques, le fart pour les skis, ainsi que certains vêtements imperméabilisés. D’ici 2030, cette interdiction sera étendue à la totalité du textile contenant ces molécules.
20 PFAS les plus dangereux
D’autre part, le décret d’application de la loi prescrit désormais la recherche obligatoire des 20 PFAS les plus préoccupants dans l’eau potable. « Cette mesure, attendue depuis 2023, a pris du retard, constate Julie Savignac, ingénieur projet au sein du cabinet d’ingénierie spécialisé Antea Group. Parmi les risques sanitaires majeurs sur la santé humaine figurait pourtant la consommation d’eau dégradée par ces polluants ». Pour aider rapidement et à moindre coût les industriels à développer de nouveaux matériaux sans PFAS et des procédés de traitement des PFAS dans l’eau, la société orléanaise MS4all vient de lancer sa solution MS4 Nature. « Nous proposons un dispositif de simulation numérique de la dégradation des micro-polluants, explique Edouard Lété, président de MS4all. Il s’agit d’un outil d’aide à la décision puissant qui permet de mieux connaître les PFAS pour mieux les traiter ». Parmi ses clients figurent notamment le groupe Suez.
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Guillaume Fischer


