Illettrisme : une priorité en Loir-et-Cher

Illettrisme : une priorité en Loir-et-Cher

Le département, plus touché que la moyenne par l’illettrisme et l’illectronisme, met en place tout un programme d’action, au-delà des journées nationales de septembre, pour détecter ces phénomènes et former les personnes concernées.

Du 8 au 15 septembre derniers, se sont tenues les Journées nationales d’action contre l’illettrisme : une semaine pour détecter les personnes rencontrant des difficultés de lecture ou d’écriture et ainsi les engager à agir pour les surmonter. Cette 12e édition de l’évènement organisée par l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme (ANLCI) rencontre un large écho en Loir-et-Cher, le conseil départemental ayant décidé en 2018 de faire de la lutte contre l’illettrisme et l’illectronisme une priorité.

À la différence de l’analphabétisme, qui concerne les personnes n’ayant jamais été scolarisées, l’illettrisme est le fait d’être sorti du système scolaire sans maîtriser la lecture ni l’écriture. Si l’on y ajoute l’illectronisme, c’est à dire l’incapacité à utiliser les outils numériques, cela concerne 20 000 personnes en Loir-et-Cher selon le Conseil départemental, qui rappelle que cela constitue “un facteur d’exclusion, aggravant les situations de fragilité, freinant l’accès aux droits ainsi qu’à l’information, et entravant les politiques publiques dans divers domaines.”

Dans tout le département

Pour y remédier, un riche programme a été proposé en collaboration avec l’association CRIA 41 (Centre de ressources illettrisme et analphabétisme), avec 44 actions couvrant tout le département et s’étendant jusqu’au 28 novembre, soit bien au- delà des journées nationales proposées par l’ANLCI. Le Loir-et- Cher concentre ainsi plus de la moitié des actions de lutte contre l’illettrisme en région Centre-Val de Loire.

“Au-delà de ce programme, la lutte contre l’illettrisme, c’est toute l’année et cela concerne tout le monde”, rappelle Florence Doucet, vice-présidente du Conseil départemental chargée de l’inclusion.

Stéphane de Laage