
Les professionnels testent de nouvelles plantations pour trouver les essences qui s’acclimateront le mieux aux futures conditions climatiques des prochaines décennies.
Le département de la Creuse est propriétaire d’un grand nombre de parcelles forestières. L’on s’aperçoit sur ce territoire que l’augmentation de la température et la diminution de la pluviométrie vont impacter la qualité et le type d’arbre qui pourra pousser dans les décennies prochaines. Certains déjà ont du mal à pousser, comme l’Epicéa commun.
Il y a deux ans, une parcelle de 10 ha, a été plantée avec de nouvelles essences, grâce, notamment à l’intervention de l’ONF. “ Le choix a été fait de reboiser en diversifiant les essences de feuillus et de résineux ”, explique Julien Racaud, technicien forestier. Des essences nouvelles ont été introduites, comme le chêne pubescent ou le cèdre de l’Atlas, connu pour sa capacité à résister aux sècheresses.
Planter, croiser, observer
Quatre de ces dix hectares ont été plantés dans le cadre d’un “ plan résilience ”, qui veut voir l’évolution du dérèglement climatique, et l’adaptation de ces essences nouvelles dans les décennies à venir. La diversification et l’introduction ont l’intérêt de multiplier les chances de trouver les essences les plus adaptées. Pour autant, les spécialistes ont aussi observé que certaines essences endémiques se régénèrent naturellement sur un territoire qui pourtant pourrait leur être hostile. Elles sont bien sûr conservées et observées de près.
La Creuse s’implique pleinement dans le programme en s’appuyant sur l’avis des techniciens comme l’ONF bien sûr, mais aussi les structures professionnelles comme Fibois, pour aller vers une gestion plus vertueuse du patrimoine forestier.
Stéphane de Laage


