
Le Studium fête cette année son trentième anniversaire. Créé pour favoriser les échanges avec les universités étrangères, il est le creuset de relations et de travaux internationaux, qui profitent aux enseignants-chercheurs, aux laboratoires et aux entreprises.
Ary Bruand, ancien président de l’université d’Orléans, aujourd’hui président du Studium, en est évidemment convaincu, « C’est un formidable outil pour attirer les talents en région Centre-Val de Loire ». Il en rend bien sur la paternité à son créateur Paul Vigny, chercheur au Cnrs, qui en eu l’idée en 1996, il y a tout juste 30 ans.
Installé depuis 2013 en l’hôtel Dupanloup, demeure des évêques d’Orléans, le Studium met tout en œuvre pour recevoir dans les meilleures conditions possibles, les chercheurs du monde entier. Ils passeront entre 3 et 12 mois à Orléans ou à Tours, dans le cadre de leurs travaux de recherche universitaire. Ils ont entre 25 et 50 ans, sont médecins, chimistes, physiciens, historiens voire musicologues, ils veulent ou doivent, faire « une mobilité » à l’international dans leur cursus de recherche.
Pour cela, ils répondent à un appel à projets pour une collaboration avec un laboratoire local qui acceptera de les recevoir. Ils seront évalués par leurs pairs, un jury constitué de 25 membres qui étudient les dossiers en fonction de leur qualité, de leur impact sur la science et du CV du candidat. « L’objectif, explique la secrétaire générale Sophie Gabillet, est d’apporter non seulement une expertise, mais aussi un lien que l’on espère pérenne avec d’autres pays et laboratoires de recherche ». En moyenne, 90 dossiers sont présentés chaque année, 26 sont retenus.
Cocooning
Ils viennent majoritairement des pays de l’UE, mais aussi des États-Unis, d’Asie ou d’Amérique latine. Nancy Calomarde est professeur et chercheur en littérature latino-américaine à l’université de Cordoba en Argentine. Elle est venue à Orléans, accueillie par le Studium de septembre à novembre 2025. « J’ai particulièrement apprécié les rencontres et le travail comparé avec les homologues d’autres pays, sur des corpus très différents », dit-elle.
Si les chercheurs ne sont pas rémunérés, ils bénéficient d’un appartement meublé, de l’inscription des enfants à l’école, de la gestion administrative et pourquoi pas, d’un abonnement au club de tennis et au réseau de vélos urbains. Les cinq permanents cocoonent leurs précieux visiteurs.
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Stéphane De Laage


