
Le nucléaire, on aime ou l’on n’aime pas, mais force est de constater que cette technologie est source de nombreux emplois très qualifiés, outre le fait qu’elle est l’énergie la plus décarbonée du moment. L’INSEE s’est penché sur l’impact de cette industrie en matière d’emploi dans la région Centre-VdL, et a rendu récemment ses conclusions.
Sur les 18 centrales nucléaires que compte la France, quatre sont en région centre : Chinon, Belleville, Dampierre-en-Burly et Saint-Laurent-Nouan. Ensemble, elles génèrent un peu plus de 6000 emplois directs, auxquels il faut ajouter autant d’emplois indirects dans les activités d’ingénierie, de la construction, de la sécurité, de la maintenance et de l’équipement. Ajoutons pour être complet 5500 emplois induits, c’est-à-dire générés par la consommation des salariés et de leurs familles résidant sur le territoire : commerces, écoles, transport, sport et loisirs.
L’étude menée par l’INSEE montre par ailleurs que les emplois directs sont souvent des salariés jeunes et qualifiés. Un salarié sur deux à moins de 38 ans (contre 43 en Centre-Val de Loire), 59 % ont au moins un enfant à charge, et 41 % sont des cadres.
« Cette étude nous dit que le nucléaire est un pilier de l’économie régionale, facteur de prospérité, d’emploi et de cohésion, se félicite la préfète de région Sophie Brocas. 11 000 emplois non délocalisables, qui génèrent des revenus fiscaux au profit de l’équipement des collectivités locales. C’est aussi un atout important pour attirer des investisseurs ».
Moderniser le nucléaire
Pour ce qui est de la qualification et de la jeunesse de ces emplois dans l’industrie nucléaire, rien de surprenant à cela, si l’on considère la très haute technologie dont il s’agit, et dont la France fait preuve, même si son image a été ternie par les contre-performances initiales de l’EPR de Flamanville, et la gestion douloureuse de l’approvisionnement de l’hexagone durant le grand carénage.
En plus des quatre centres de production, signalons la présence du CNEPE, centre national d’équipement de production d’électricité, implanté à Tours. Cet établissement d’ingénierie emploie à lui seul un peu plus de mille salariés. « Une équipe de pointe qui travaille à la modernisation du parc nucléaire français, explique J.-Paul Combemorel, directeur régional d’EDF. Des ingénieurs qui s’attellent au nouveau programme EPR 2, et aux EPR actuellement en construction en Grande-Bretagne ». Ce centre embauche à lui seul près de 200 personnes par an, dynamique qui se poursuivra en 2026.
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Stéphane de Laage


