Une centrale osmotique dans le delta du Rhône

Une centrale osmotique dans le delta du Rhône

Dans l’éventail des énergies renouvelables, on connaît l’éolien, l’hydrolien et le photovoltaïque, voici l’énergie osmotique qui pourrait bien être révolutionnaire et française.

Il s’agit cette fois de produire de l’électricité à partir de la différence de salinité entre l’eau de mer et l’eau de rivière. Une situation que l’on rencontre naturellement dans les deltas, c’est-à-dire à l’endroit où une rivière rejoint la mer. L’entreprise rennaise Sweetch Energy y travaille depuis une dizaine d’années. Si le phénomène est connu depuis longtemps, les recherches n’avaient pas encore permis une production économiquement rentable. Sweetch Energy a sans doute trouvé la solution, par la mise au point d’une membrane nanométrique, dans laquelle circule les eaux douces et salées.

Technologie de rupture

Il lui aura suffi de 10 ans pour mettre au point cette technologie de rupture et installer il y a deux mois sur le delta du Rhône, un démonstrateur pour les premiers essais. Le projet se développe en partenariat avec la CNR, compagnie nationale du Rhône, déjà productrice d’électricités renouvelables et concessionnaire du fleuve Rhône. Sweetch Energy a constitué avec elle une joint-venture, financièrement soutenue par une pléiade d’investisseurs majeurs, ainsi que BPI, l’Ademe et l’European Innovation Council. Techniquement, l’entreprise coopère étroitement avec le CNRS et l’ENS. Autant dire que le sujet est pris très au sérieux. L’énergie osmotique pourrait à terme, fournir 15 % de nos besoins d’électricité.

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Suivez la progression du projet sur la page Linkedin de Sweetch Energy.
Crédit photo : Simulation par un visuel 3D de ce que pourrait être la future station osmotique. ©chaixetmorel.