Bouteilles consignées, une évidence écologique

Bouteilles consignées, une évidence écologique

La consigne du verre opère aujourd’hui un retour remarqué. Plus écologique que le recyclage, créatrice d’emplois locaux et soutenue par la loi, elle retrouve sa place dans le paysage industriel français. À Cognac, l’entreprise Eco In Pack illustre concrètement ce nouvel essor.

Après avoir presque disparu dans les années 1980 avec l’essor des emballages à usage unique, la consigne du verre revient progressivement sur le devant de la scène. En France, plus de 2,5 millions de tonnes de verre sont jetées chaque année. Si près de 80 % sont recyclées, ce recyclage reste extrêmement énergivore : une bouteille doit être concassée puis refondue à 1 500 °C pendant près de 24 heures.

Le réemploi, plus vertueux que le recyclage

À l’inverse, le réemploi ; collecter, laver et remettre en circulation une bouteille existante, permet de réduire jusqu’à 80 % les émissions de gaz à effet de serre par rapport au recyclage. Une différence de taille, à l’heure où la réduction de l’empreinte carbone devient un impératif.
C’est sur cette conviction que repose Eco In Pack, entreprise fondée en 2021 à Cognac par deux ingénieurs issus du monde du packaging, Martin Calmettes et Pierre-Olivier Bouvry. « En France, nous consommons chaque année 4,5 milliards de bouteilles de vin et de spiritueux. En incluant les bières et boissons sans alcool, on dépasse les 10 milliards de contenants », rappelle Martin Calmettes. Autant de bouteilles encore majoritairement destinées à n’avoir qu’une seule vie.

Le modèle développé par la start-up charentaise s’inscrit dans une logique simple : considérer la bouteille non plus comme un déchet, mais comme une ressource. Eco In Pack collecte des bouteilles issues de plusieurs flux ; cafés, hôtels, restaurants, industriels, événements ou salons professionnels, avant de les laver industriellement puis de les remettre sur le marché. Même en intégrant le transport et le lavage, le gain environnemental est net : jusqu’à 76 % d’énergie économisée, 33 % d’eau en moins et 79 % d’émissions de CO₂ évitées par rapport à la fabrication d’une bouteille neuve.

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Sophie Manuel